samedi 20 mai 2017

Festa trail Pic Saint Loup 2017 - le festa trail du caillou!

Retour aux affaires 2 semaines après avoir à grand regret annulé ma participation au tchimbe. C'est que j'ai contracté mi-mars une tendinite à la hanche (trochanter), pas bien méchante mais dont j'ai eu toutes les peines du monde à me défaire. C'est coriace ces p'tites choses là! 2 semaines donc, et 6 séances d'ondes de choc plus tard, le kiné me donne le feu vert pour reprendre les entrainements longs. Euh... est-ce que ça inclut un 75km? Pas sûre que ce soit complètement raisonnable (d'ailleurs je n'en dirai rien à mon kiné. Doc, si tu passes par là: surprise! ;)) mais j'ai besoin de refaire des km, de retrouver l'ambiance des courses, bref j'ai envie d'y aller. Et puis autant le tchimbe je ne le sentais pas, -trop tôt encore- autant là j'ai la sensation que ça va le faire. Au programme donc le Festa trail Pic Saint Loup, un événement que je connais puisque j'y étais l'an dernier avec le TTT en mode supporter. Une fois n'est pas coutume, je me contente de la 2ème plus grande distance qui sera bien suffisante pour une reprise: l'Hérault trail, environ 75km 3200+.



On est un peu moins de 300 dans le joli village de St Jean de Buèges, ready pour affronter les 75km de cailloux jusque St Mathieu de Tréviers. Ludo The voice est là pour mettre l'ambiance sur le départ, sous un ciel magnifiquement bleu. 9h: coup de fusil du maire, c'est parti!

Ludo The voice qui met l'ambiance au départ. On est chaud! Photo: Evasion sport BY Charles

Je sais que les plus grandes difficultés sont sur les deux premières bosses avec la moitié du D+ à avaler en 25km, puis 50km plus roulants. Ces données, ajoutées à mes talents innés de "starteuse" et au manque de km des gambettes, font que j'opte pour un départ relativement cool. Une féminine, Jennifer Lemoine, prend déjà la poudre d'escampette. Je ne la suis pas, aujourd'hui je veux surtout finir sans me (re)blesser et de toute façon honnêtement, elle adopte un rythme que je ne pourrais pas suivre même avec les gambettes de ma jeunesse!

Je me fais doubler par pas mal de coureurs dans la première bosse (Peyre Martine). Certes, je ne suis pas du tout à l'aise dans ces petits cailloux roulants (diantre! mais comment font-ils pour courir là dedans?) mais tout de même, je m'étonne d'être autant dépassée: soit je suis vraiment plus à la rue que je ne le pensais, soit beaucoup prennent un départ trop rapide. Ou les deux! Je galère donc à la monter mais malgré tout cette première bosse me plait. C'est sauvage et la vue est vraiment sympa depuis le sommet. La descente qui suit est joueuse et ça tombe bien, j'aime jouer.

Retour à St Jean pour le 1er ravito avec pas mal de spectateurs, merci à eux! La deuxième bosse (Roc Blanc) passe mieux. On a quitté les petits cailloux qui roulent pour de plus gros rochers stables et c'est plus le genre de terrain dont j'ai l'habitude. La vue au sommet du Roc Blanc est grandiose. Grand ciel bleu avec vue à 360°, rien que ça! Je suis heureuse et je crois que ça se voit!

Elle est pas belle la vie en courant? Photo: Evasion sport BY Charles

Arrivée à Brissac, c'est ici que la course commence... au sens propre! 1300m+ en 40km, autant s'y résoudre: maintenant il va falloir courir, et ce n'est pas ma plus grande qualité! D'autant que km suivants sont un peu moins sympa que ce à quoi les 35 premiers nous avaient habitués. Quelques passages de routes et pistes forestières que je trouve un peu monotone, mais aussi des passages sympas (dans les cailloux, of course!), notamment le ravin des Arcs vraiment mémorable (autour du km50).

A St Martin de Londres, moins de 20km encore à parcourir, je sais que ça va le faire même si je n'ai plus beaucoup de jus dans les gambettes. Manque de foncier quand tu nous tiens! Je suis depuis quelque temps déjà avec un autre coureur, Pierre Boudet. Il fait le rythme devant et semble plus frais que moi mais, excès de gentillesse, il refuse de partir et ralentit dès que je décroche. Et c'est malheureusement de plus en plus fréquent. On discute pour passer le temps, notamment de la diag' qu'il balise en partie. Parler de mon petit chouchou d'amour (Cyril, je parle de la diag' ;)) me motive. Enfin provisoirement car ce qui devait arriver arriva: je décroche franchement dans la montée vers Cazevielle et Pierre disparait.

Au ravito de Cazevielle, je vois un coureur qui repart tout juste, Maxime Liautaud. Je me dis que je vais essayer de le rattraper au train, ça me motivera pour la dernière bosse. Hé, reviens sur terre fillette: j'ai beau l'avoir en ligne de mire à 20m de moi, décidément je n'ai pas assez de jus et un trop petit moral pour combler le trou. L'écart augmente dans la descente et rapidement je ne le vois même plus. Je finis donc à mon rythme de gambettes fatiguées. Je franchis la ligne, accueillie par les mots doux et passionnés de Ludo. Merci the voice et RDV à l'UTMB pour la même! ;)

Elle est pas belle la vie en arivant? Photo: Evasion sport BY Charles

Pour les chiffres, je finis donc 2ème féminine, 11/211 scratch (5%). Pas si mécontente que ça de ma course même si clairement il va falloir que je bosse sérieusement la bosse et le foncier. Mais ma plus grande satisfaction est probablement d'avoir vaincu cette $*%*$% tendinite puisque je n'ai eu aucune douleur sur la course. Je finis 35' derrière Jennifer, honnêtement c'est énorme et même avec les gambettes de ma vie, ce trou je n'aurais jamais pu le combler. Bravo à elle donc! Et dire que c'était sa première longue distance, ça promet!!

Merci aux organisateurs pour leur invitation, je suis bien contente d'avoir vécu cet événement festif, familial, bon enfant, passionné... et rocailleux! Amis lecteurs traileurs, il faut y aller! Pour finir, merci évidemment à ceux qui m'accompagnent dans ces aventures: vibram, isostar, trailstore, Tente Hussarde NaïtUp.

Prochain épisode sur la Transju'trail en mode TTT!

dimanche 16 avril 2017

Trail des Citadelles 2017 - du chocolat pour Pâques!

Alors celle-là elle fait du bien!

7 semaines après la panne sèche sur la Transgrancanaria, quel plaisir de ressortir les épingles! La pause sans dossard ne devait pas être aussi longue mais une inflammation à la hanche m'a empêchée de courir la Maremontana avec les copains du team. J'ai un grand smile sur la ligne de départ. Ca m'avait manqué ce petit stress, cette ambiance, ces défis! Et puis ce trail des citadelles, je le connais et il me plait puisque je l'ai déjà couru l'an dernier. Cette année l'orga nous propose quelques petites variantes mais voilà à peu de choses près ce qui nous attend, environ 73km et 3500+ (ci dessous la trace de 2016).



J'ai beau être contente d'être là bizarrement je n'ai jamais aussi peu préparé une course. Je ne parle pas de la prépa des gambettes mais de la planification de base: regarder le parcours, le matos obligatoire, l'heure de départ. C'est ainsi que j'apprends la veille presque par hasard que la course démarre à 6h et donc de nuit (je pensais que c'était 7h)... Je n'ai pas prévu d'autre lampe que la petzl elite qui éclaire autant qu'un briquet, et ben tant pis pour moi, il faudra faire avec!

6h moins quelques seconds donc, sur la ligne de départ, le speaker commence le décompte: 10-9-8-7-6-5- je ne sais pas pourquoi, je baisse les yeux à ce moment là et c'est ainsi que m**** je réalise que j'ai oublié de mettre mon dossard - 4-3- m*** p**** de m**** que faire??? -2-1-0 m**** ça part! Allez hop, décision rapide, je quitte le peloton, micro crochet par la voiture, galère pour trouver les clés que j'avais bien cachées tout au fond du sac pour ne pas les perdre (la bonne idée), pêche au dossard, enfilage de la ceinture et c'est reparti! Juste quelques minutes de perdues mais pas mal de stress et me voilà tout au fond de la course! Je passerai la première 1/2 heure à remonter le peloton mais c'est sans problème puisque les chemins sont larges.

La première partie jusqu'au ravito de Bélesta est sûrement celle que je préfère. Que des single, voire même un peu de hors sentier. C'est sauvage, ça me plait! Et puis cette année on peut bien courir puisque c'est presque sec. Enfin il y a bien quelques passages de boue épaisse. Eh oh faut pas déconner, on est en Ariège quand même! ;) La suite est une alternance de petits sentiers et chemins roulants. Le trail des citadelles, c'est un parcours polyvalent où il faut être bon sur tous les profils. Un excellent exercice en ce début de saison!

Dans la montée de Montségur. Photo: JC Gauvrit

J'arrive au pied de Montségur en 2ème position féminine après avoir doublé 3 filles coup sur coup. Je sais qu'elles ne doivent pas être loin derrière. Et je ne crois pas si bien dire puisqu'au détour d'un virage je vois Marta (Escudero) qui me talonne. J'arrive à maintenir la tête jusqu'au château. Je me lâche dans la descente en espérant faire un peu le trou. Mais peu après le ravito de Montferrier, j'entends des pas qui me rattrapent, me retourne et malheur! Ce n'est pas Marta, c'est Marta ET Corinne (Kagerer)!! Elles ont un bon pas et ont l'air fraiches. Je n'arrive pas à les suivre et d'ailleurs je n'essaie pas, préférant garder mon rythme (de croisière). Ah les garces!! Ejectée du podium! ;)

Dans l'ascension de Roquefixade, le vue se dégage et c'est vraiment beau. Ca a de la gueule ici quand même! Le petit chemin en crête est vraiment sympa, je profite de la vue même si je ne relâche pas l'effort. Eh oh j'ai un dossard quand même, esprit de compétition quand tu nous tiens!

La vue dégagée sur Roquefixade et le smile qui va avec. Photo: Yvan Arnaud (phototrail.fr)

La dernière ascension à partir de Raissac est un vrai mur! Suit un sentier de crêtes tout en lapias bien casse pattes, puis une dernière descente digne d'une piste noire de ski! Ah ça, c'est sûr, ils n'ont pas râté le bouquet final les organisateurs, on s'en souviendra! Je franchis la ligne avec le même smile qui m'a accompagné tout au long de la course en 8h34, 4ème femme (23/309 scratch, 7%).

Médaille en chocolat donc, et fière de l'être! :) Le niveau était relevé cette année, bravo aux trois filles devant mais perso je suis assez contente de ma prestation avec un rythme correct et régulier. J'ai changé beaucoup de choses dans mon entrainement cette année et il y a eu pas mal de doutes depuis le touché-coulé de la Transgrancanaria. Mais cette course est rassurante, je pense que je suis sur la bonne voie. Je suis loin de mon pic de forme mais c'est tout à fait normal, il est visé pour début septembre si vous voyez ce que je veux dire! ;)

Merci aux organisateurs pour l'invitation et pour ce trail aussi sympa qu'intéressant en ce début de saison! Merci à Mr soleil d'avoir caché Mme pluie dans le placard pour nous offrir une édition qui n'a sûrement jamais été aussi sèche! Enfin merci à vibramisostar, trailstore, Tente Hussarde NaïtUp pour l'accompagnement de tous les jours!

Prochain épisode sous les cocotiers du tchimbé raid! [edit: changement de programme: Festa trail Pic Saint Loup]


samedi 25 février 2017

Transgrancanaria 2017 - Panne sèche!

Et voici le premier gros morceau de la saison, également ma première course de l'UTWT 2017: la Transgrancanaria. Soit une timide traversé d'île de 120km et 7000+.


120km donc... une entrée copieuse pour débuter la saison d'ultra, surtout si tôt dans l'année, mais cela fait un bail que cette course me dit et il fallait bien que je craque un jour! C'est aussi l'occasion de rencontrer une partie du team Vibram et de faire l'expérience de sa logistique.... particulière! ;) mais rythmée d'éclats de rire!

Ready to grip! Stefano, Marco, Jérôme, Yulia, Sylvain et ma pomme. Photo: Klaus Dell Orto (OpenCircle)

Samedi 23h sur la ligne de départ d'Agaete, je suis vraiment heureuse de me trouver là. L'ambiance de ces grosses courses, c'est décidément quelque chose que j'aime bien. Je me sais à court de préparation mais le profil et le terrain me correspondent. Ce ne sera probablement pas la perf de ma vie mais je suis relativement optimiste. (hum)

Le sourire du départ. Photo: Cyril Quintard (alpephoto

Top départ! A peine quelques mètres de plat avant la première montée; je valide le parcours! 1400m+ sur les 10 premiers km, c'est sûr, ça donne le ton. J'alterne marche et petites relances. Les gambettes ne sont pas dans un jour exceptionnel mais rien d'étonnant vu la prépa. Et puis je mets toujours du temps à faire monter la pression, ça devrait aller mieux au fil de la course (hum hum). Rebelotte après la descente sur Tirma (km18, 1700+): 1000m+ en 7km. Après 25km, on en est à 2500+, ça calme!

J'arrive à Artenara (km34, 3000+, 4h50), premier point d'assistance par Nicola. Et quelle assistance! Changement des flasques, pleins de barres, un verre de boisson reload, quelques lampées de veggie purée et ça repart illico! Si dans les jambes je suis un diesel, grâce à Nico pour l'assistance je suis une formule 1!

Le parcours continue avec de bonnes petites bosses et de bonnes petites descentes bien raides. Je me sens de mieux en mieux. Le diesel s'est mis en route, y a plus qu'à le laisser rouler! J'arrive à Terror (km56, 3800+, 7h50) avec le sourire pour le 2ème point d'assistance. Assistance formule 1, il va sans dire. Nico t'es le boss! (note pour Cyril: t'es viré! ;))

Ce qui suit est un gros morceau: 1100m+ en 10km. Et c'est là que je commence à montrer des signes inquiétants de fatigue, du moins si tôt dans la course. Bizarre, j'étais bien juste avant, je ne l'ai pas vu venir celle-là. J'ai de moins en moins de force dans les jambes. Je pousse, les mains sur les cuisses, mais c'est laborieux. Au sommet, à la cruz de Tejeda (km67, 5000+, 9h58), il y a de la brume, c'est humide et j'ai froid. Je ne trouve pas mon coupe vent, mer##, j'ai du le perdre en route ("have you seen a vibram white jacket?" je demande à tous ceux que je croise, même ceux dans l'autre sens! une blonde qui s'ignore!). Le froid contribue sûrement à accélérer ma fatigue.

La descente qui suit sur Tejeda (km72, 5000+) n'est pas faite pour me rassurer: les fibres commencent à craquer de tous les côtés. J'avance encore à un rythme correct (10' de retard sur la 2ème femme: bravo Mel, 3ème au final!) mais cette fatigue est inhabituelle chez moi et il reste encore 50km...

Et ça continue encore et encore: je me traine péniblement jusqu'au Roque Nublo (km78, 5800+, 11h53) mais je n'arrive même pas à courir sur la dalle finale, pourtant plate. Le temps s'est levé et la vue est magnifique. Pourtant, en bonne traileuse, je ne pense qu'à regarder mes pieds et broyer du noir dans ma tête: "je suis trop fatiguée, je ne vais pas y arriver". "il faut que j'abandonne" "il reste 45km, ce n'est pas raisonnable". Bref le moral est au beau fixe!

Broyage de noir (et jaune) dans la magnifique montée au Roque Nublo. Photo: Cyril Quintard (alpephoto
Après une courte et raide descente, j'arrive à Garanon (km80, 5800+). Et là surprise: c'est Jérôme qui m'attend avec un large sourire! C'est qu'il est arrivé 1er (et seul participant) du 30km Agaete-Artenar! ;) Je lui dis que je suis cassée, que je vais continuer mais que j'arrêterai sûrement dans la descente. "Pas de problème, dès que tu veux arrêter, tu appelles et on vient te chercher", me répond-il toujours avec un grand sourire. Et ben au moins on ne nous met pas la pression chez vibram. Merci pour ça chef! Petit ravito donc et je repars avec ma 2ème veste, plus lourde, vu que j'ai perdu la 1ère (NDLR: en fait je me suis trimballée les 2: je cherchais le coupe vent dans la mauvaise poche!).

La montée vers Pico de las Nieves (km84, 6200+, 13h) est très très très laborieuse. Je n'ai plus de force. "Bon, tu montes au Pico et tu abandonnes dès que tu croises une route". C'est pas mieux à la descente, mes pas sont raides et saccadés. Aie j'ai mal. Pourtant ce début de descente est très sympa avec un sentier joueur et une vue magnifique. Ah s'il n'y avait pas ces foutus fibres cassées, je pense même que je prendrais du plaisir. "Bon allez, tu n'es pas blessée, tu arrives à t'alimenter, c'est joli, il n'y a pas de raison d'abandonner. Tu continues sinon tu vas le regretter". Puis dans la montée peu après Tunte (km95, 6300+, 15h52): "ah j'ai ai marre, je n'ai plus de force et aucun plaisir, j'arrête au prochain ravito". Quel est le menteur qui a dit que les filles changeaient tout le temps d'avis? :)


Seulement à Ayagaures (km106, 6666+, 16h28) m'accueillent Nico et Jérôme avec un grand sourire. Je crois même qu'ils me chambrent! Et devant ce débordement de bonne humeur, je ne peux résister: allez, une petite paella (véridique!) et ça repart! Plus que 20km qui seront les plus longs de toute ma vie. Je suis incapable de courir, même sur le plat. Et 20km en marchant, c'est long, très long, très très long! Surtout que, pour le coup, cette partie n'est vraiment pas intéressante. Dommage car indépendamment de mon état de fatigue avancé, cette fin gâche la course. C'est souvent des derniers km dont on se souvient le plus et là ce sont de loin les moins sympas. Pour la forme, je me pousse à courir les 30 derniers mètres et franchis la ligne à au moins 6km/h!! youhou! Fin du plus grand clavaire de ma vie de traileuse après 18h59 de course (est-ce qu'on arrondit à 18h?), 7ème femme (86/524 scratch, 16%).

Fin du calvaire. Photo: Jérôme Bernard

Bon, vous l'aurez compris, ce n'était pas ma meilleure copie! J'ai eu le temps de le ruminer pendant ma grande balade et il y a pleins d'erreurs que j'ai faites dans la prépa. La déception était importante sur le coup et puis je l'ai digérée. Ce n'est qu'une course, ce n'est que du trail et ce n'est que le début de saison. Pire que cela, je pense que ça m'a reboosté pour la suite. Je suis impatiente de rechausser les semelles.... enfin dès que j'arriverai à descendre les escaliers sans me tenir à la rampe!!

Merci à tous ceux qui m'ont suivie et en particulier à mon grand frère sur tous les fronts du live! Un grand merci à Nico et Jérôme pour la megassistance et au team vibram pour la megabonne humeur! Je suis sous le charme! Enfin merci à ceux qui me soutiennent dans les perf et les moins perfs: vibramisostar, trailstore, Tente Hussarde NaïtUp.

Prochain épisode sur la maremontana!

dimanche 12 février 2017

Gruissan Phoebus Trail 2017 - en mode TTTette

Avec ses 50 "petits" km pour 1000 "petits" m D+, ce Gruissan Phoebus Trail n'est sur le papier pas spécialement fait pour me plaire. Et pourtant me voilà avec un dossard pour la deuxième année d'affilée. Comme quoi je suis pleine de surprise! Mais il faut dire que l'an dernier, contre toute attente, je m'étais bien amusée sur ce parcours joueur tout en relance. Et puis c'est l'occas de participer avec mon club le TTT à un manche du championnat FFA de TTN long (vive les acronymes!) sur lequel on a sûrement une carte à jouer. Bref,  je suis sur la ligne de départ.



Mayou, le prez, Tomtom, Nono et ma pomme, voilà la folle équipe du TTT. Le prez nous briefe avant le départ: le mot d'ordre du jour, c'est tout donner jusqu'au bout car ce qui importe pour le classement équipe TTN c'est le chrono, pas le classement. Message reçu chef, on n'est pas là pour vendre des cravates! Yapluka!

TTT for ever! Photo: François Giraud

Il y a du beau monde sur la ligne de départ, manche TTN oblige. Le départ est donné, ça part vite mais j'essaie d'entrer tout de suite dans la rythme. Ce n'est pas dans mes habitudes, il n'y a que le TTT pour me faire oser ça!

Départ rythmé pour les gambettes. Photo: Afum team

On rejoint rapidement les premiers sentiers et les premières pierres qui vont avec. Je passe le premier mur en marchant. C'est ça qui est bon dans le trail! Mince, il faut relancer juste après. C'est ça qui est dur dans le trail! 20' après le départ, je commence à m'inquiéter d'avoir déjà les jambes raides. Je n'ai sûrement pas fait assez de jus pour cette course (fin de prépa Transgrancanaria oblige) mais surtout les gambettes n'ont pas apprécié le départ plus rapide (enfin moins lent) qu'à l'accoutumé: je frôle les 13km/h (en descente) à la montre, ohohoho! Des coureurs commencent à me doubler, dont Cécile et Olivier qui me passent en m'encourageant. Je n'essaie pas de les suivre. Si je veux finir il faut que je retrouve mon rythme planplan poufpouf de croisière pour me refaire la cerise.

Les gambettes raides bientôt doublées par Cécile et Olivier juste derrière. Photo: Bernard Chenot

Ca continue à me doubler mais pas de panique, l'hémorragie s'arrêtera bien un jour! Ne serait-ce qu'avec le serre-file! Le parcours continue comme il avait commencé, entre singles, petites bosses, gros cailloux et dures relances. Je subis mais je reconnais que ce tracé joueur, il est quand même sympa!

Arrivée à mi-parcours, je sens que ça va mieux. J'ai trouvé mon rythme et je commence même à doubler quelques coureurs. Non pas que j'ai accéléré (accélérer? moi? connais pas!) mais c'est plutôt que ça commence à craquer un peu devant. Ca me motive et la deuxième partie de parcours se passe bien mieux que la 1ère. Les jambes vont mieux et le tracé me correspond peut-être un peu plus.

Les gambettes en rythme de croisière. Photo: Afum team

Voilà le lac, je sais qu'il ne reste plus que quelques km. Je sens que je suis sur un rythme pas mal. Je continue de pousser avec la petite phrase du prez qui résonne dans mes oreilles "faut tout donner, aller jusqu'au bout". Je passe la dernière bosse et aperçois Cécile et Olivier quelques centaines de mètres devant. Des coureuses (du 25km?) m'encouragent "allez, elle est pas loin tu vas la rattraper". Merci, ça me motive. Et effectivement, me voilà dans les pas de Cécile. Je suis à bout de souffle et arrive tout juste à bredouiller un "allez Cécile" en la doublant. Un jour "normal", je n'aurais jamais fait ça. Cécile est une copine, il nous reste à peine quelques minutes à courir. L'esprit sportif voudrait qu'on finisse ensemble. Mais voilà aujourd'hui c'est spécial, ce n'est pas Juliette qui court c'est TTTette et TTTette a le diable François dans les oreilles! C'est ainsi que je franchis la ligne après 4h54, 6ème F (63/360 scratch, 17%). Cécile arrive 1' à peine plus tard.

Sourire colgate avec Cécile pour le podium SF (3 & 4ème). Photo: Pierre Legeard

La perf est loin d'être géniale mais pour le rantanplan que je suis, ce n'est somme toute pas si mal. Je n'ai pas fait une bonne 1ère partie de course mais j'ai bien fini et surtout c'est la première fois que je pousse l'effort jusqu'au bout. Ce petit diablotin de prez ne m'aura pas laché!

Les classements équipes ne sont pas encore sortis mais une chose est sûre, on a tous donné notre max et c'est là le principal. Tomtom finit 5ème (!!!!), Nono 14ème (!!), le prez 42 et Mayou 47. Ceci était ma petite contribution au classement TTN par équipe, maintenant à vous de jouer les TTTeux et TTTeuses! On croit en vous!

De mon côté, prochain RDV à la Transgrancanaria, première course UTWT de la saison. Les gambettes ne sont pas à leur pic de forme mais la tête est à son pic d'envie! Wait and see!

dimanche 29 janvier 2017

Trail de la galinette 2017 - la rentrée des gambettes

C'est reparti pour un tour! Premier dossard depuis la diag' 2016 et premier dossard de la saison. La pause hivernale aura été bien plus courte que d'habitude, la faute à une Transgrancanaria placée bieeeennnnnn trop tôt dans la saison. Reprise donc avec pas loin de 2 mois d'avance par rapport aux autres années. Direction le sud de la France pour le trail de la galinette 45km 2200+.



Ce week-end dans le sud est aussi l'occasion d'un week-end choc pour rattraper une partie des km engloutis par la neige. Après 4h de run dans les calanques le samedi, les gambettes tiraillent déjà. Je n'ai plus l'habitude de courir et ça se sent! Ah le maratrail du lendemain risque d'être un beau chantier!

Veille de course dans les calanques. Photo: Cyril Pérot

Dimanche matin, top départ. J'ai décidé de partir prudemment parce qu'un bon resto et une nuit de repos n'ont pas suffit pour récupérer. Je m'y attendais et c'est le but. L'essentiel aujourd'hui est de faire des km. Il faut oublier le chrono et le classement. La première montée en single se passe parfaitement, je me dis que j'ai bien fait de partir tranquillou. Seulement arrive la première descente, ça bouchonne et je commence à regretter de n'avoir pas ouvert un peu plus les gaz. Allez, patience, suivre le flot, prendre sur soi, se répéter que peu importe le chrono. Mais bon intérieurement je bous quand même un peu... Compétitrice un jour, compétitrice toujours! Ceci étant dit honnêtement je n'ai pas du perdre plus de 2' sur cette descente. C'est stressant de ne pas pouvoir aller à son rythme mais on se fait souvent une histoire pour pas grand chose!

Au premier ravito, je retrouve Cyril  pour une pause photo qui devrait faire plaisir aux sponsors: tentative de course en montrant la semelle. Succès mitigé mais je me serai bien marrée!

Spéciale dédicace à Vibram! Photo: Cyril Pérot

Le reste de la course est une succession de bosses plutôt raides qui me confirment chacune un peu plus qu'il me manque un sacré paquet de D+! Mollets qui chauffent, foulée rasante, manque de dynamisme. Ah il va falloir bosser la bosse pour la Transgrancanaria!

Le parcours est très sympa. Une très grande majorité de singles, de cailloux, de descentes techniques, de cailloux, de beaux points de vue dégagés, de cailloux.... Pas de doute, c'est du trail et ça fait tellement plaisir! Les gambettes ne sont pas dans leur meilleure forme mais côté plaisir c'est le panard! 

Je retrouve Cyril au dernier ravito. Je lui dis que je suis à sec, qu'il faut absolument que je remplisse mes bidons. Je pense qu'il va m'aider mais que nenni! Aujourd'hui môsieur s'est décrété photographe! Me voilà donc à me dépatouiller pendant que môsieur le photographe immortalise le moment... Je suis pas sûre que je lui renouvelle son contrat à celui là! ;)

Dépatouillage des bidons devant l'objectif de Monsieur. Photo: Cyril Pérot

Je repars avec un bon stock de bananes pour finir la course. C'est qu'en plus d'être à sec, je n'ai plus rien à manger. J'avais pris la dose mais j'avais oublié que j'étais si gourmande en course. La faute à isostar, j'ai pas su résister! ;)

Peu après le ravito, je me fais doubler par Laurent et un compère. Ca chambre pour rigoler! Je ne les suis pas dans un premier temps, la vengeance est un plat qui se mange froid! Au train, je les rattrape peu après... Nouveau chambrage dans les règles, je ne vais pas me gêner!

Je finis les derniers km sur un bon rythme. Le gambettes sont fatiguées mais pas exténuées. Je franchis la ligne après 5h41, 4ème F (53/240 scratch, 22%).

Le smile de l'arrivée! Photo: Cyril Pérot

Et voilà le 1er week-end choc de la saison qui s'achève. Finalement plutôt contente de la forme générale. Je suis loin de mon pic mais pour un début d'année, ce n'est pas si mal. Reste 4 semaines d'ici la Transgrancanaria pour affuter les gambettes. Y a du boulot mais on fera au mieux!

Merci aux organisateurs pour leur invitation. C'est un bien beau trail que vous avez là!! Merci à mes nouveaux sponsors qui m'ont accompagnée aujourd'hui: vibram, instinct et isostar for ever!

Prochain RDV sur le trail de Gruissan en mode TTT TTN!

mardi 17 janvier 2017

Demandez le programme - 2017

Une nouvelle année sous le signe de l'Ultra Trail World Tour (UTWT) avec une pièce en 4 actes, la Transgrancanaria, le Lavaredo, l'UTMB et la Diag', et beaucoup de sous-chapitres!

- 29 janvier: Trail de la galinette 45km 2500+ → 4ème femme (22% scratch) [récit]
- 11 février: Gruissan phoebus trail 50km 1550+ → 6ème femme (17% scratch) [récit]
- 24 février: Transgrancanaria (UTWT) 125km 8000+ → 7ème femme (16% scratch) [récit]
- 16 avril: Trail des citadelles 70km 3500+ → 4ème femme (7% scratch) [récit]
- 20 mai: Festa trail Pic Saint Loup 75km 3200+ → 2ème femme (5% scratch) [récit]
- 4 juin: Transju'trail 72km 3200+ → 1ère femme (8% scratch) [récit]
- 23 juin: Lavaredo Ultra Trail (UTWT) 120km 5800+ → abandon :( (élongation) [récit]
- 21 juillet: Grossglockner Ultra Trail 110km 6500+ → 1ère femme (7% scratch) [récit]
- 1 septembre: Ultra Trail du Mont Blanc (UTWT) 170km 10000+  → abandon :( (chute) [récit]
- 20 octobre: Grand Raid de la Réunion (UTWT) 167km 9700+

Avec cette année de nouvelles couleurs puisque j'intègre le team Vibram. Tout ça s'annonce megagrip'ment fun! :)







lundi 2 janvier 2017