samedi 28 avril 2018

MIUT 2018 - Ultra famille

Deux ans après ma première participation, me voici de retour en terres madériennes pour le MIUT. Enfin le retour sur l'ultra trail world tour! Je n'ai pas fini de 100k depuis juillet 2017 (GGUT)... 9 mois! On peut dire que ce fut long! J'aborde cette course avec beaucoup d'envie et d'impatience... mais des doutes omniprésents. La prépa ne s'est pas passée comme je l'aurais souhaitée et pour différentes raisons j'arrive avec un fort déficit en km. En fait ma seule sortie longue fut mes 8h sur l'écotrail de Paris, sur un profil bien différent du MIUT. Aujourd'hui il va falloir s'enfiler 115k et 7200+!

[voir la trace sur tracedetrail]

A quelques minutes du départ, je cogite beaucoup: côté vitesse, je me trouve plutôt bien (merci Guillaume!) mais côté endurance c'est la grande inconnue: avec si peu de km et D+ dans les jambes, arriverai-je même à finir? J'essaie de penser positif: oui, ça va le faire, oui le genou va tenir, non tu ne vas pas te (re)blesser. C'est qu'une saison 2017 de galères, ça marque le moral quand même! Je me répète qu'il ne faut pas y penser et aller de l'avant. Surtout que pour palier au déficit d'entrainement, je peux compter aujourd'hui une aide certaine: les encouragements de toute la famille Blanchet (ou assimiliée) qui s'est déplacée "en masse" (!) à Madère: Cyril, parents, grand frère, belle-soeur, petits neveux. Aujourd'hui, je n'aurai pas une mais huit paires de gambettes pour en venir à bout!

Avec les potos du team sur la ligne de départ: Javier, Audrey, Gedi et Scotty. Photo: FB de CanoFotoSports


A 0h, le départ est donné de Porto Moniz. Maintenant c'est simple, il suffit de retraverser l'ile jusque Machico, à l'exact opposé. En passant certes par quelques "petites" grimpettes. On entre tout de suite dans le vif du sujet avec une première bosse quelques mètres après le départ. Ca grimpe sec mais c'est roulant puisque toute la première heure se fait sur bitume (dommage, mais heureusement il n'y en aura plus ensuite). J'essaie de prendre un rythme régulier. Audrey est avec moi pendant un certain temps mais j'ai l'impression d'être partie un peu vite et je décroche au début de la deuxième bosse, préférant temporiser. Rapidement je ne la vois plus... et ne la reverrai d'ailleurs plus!

Avec Audrey dans les premiers escaliers. Photos: FB de Ski & run

On enchaine deux km verticaux bien raides, entrecoupé par une descente non moins raide, avant d'arriver à Estanquinhos (km29, 4h39) où je retrouve les deux hommes qui partagerons ma nuit (plan à 3): Cyril et mon frère. Ravitaillement express et c'est reparti presque illico. Non sans mal d'ailleurs, car je commence déjà à sentir les gambettes qui fatiguent. Il reste la bagatelle de 14h de course.... Fastoche...

Nouvelle descente technique jusque Rosario (km37, 5h37), puis nouveau km vertical. C'est extrêmement bien balisé mais même sans cela, je pense que je pourrais trouver le chemin: il suffit de suivre les pentes les plus raides, en montant comme en descendant! Et s'il y a un doute, suivre les plus gros rochers! :)

Alors que quelques minutes plus tôt encore, le ciel étoilé était magnifique, voilà qu'on entre dans les nuages et qu'il se met à pleuvoir. Euh, il y a eu une fracture spatio-temporelle là ou quoi? A moins que ce soit "l'effet papa", le chat noir de l'assistance: à Encumeada il a rejoint Cyril et mon frère et le dieu du trail veut qu'il pleuve et caille dès qu'il me fait un ravito! C'était déjà évidemment lui sur l'écotrail de Paris!

Il continue de pleuvoir et le vent s'en mêle sur les crêtes. Je perd pas mal d'énergie à essayer de me réchauffer. Est-ce lié ou pas, le tendon d'Achille gauche commence à s'enflammer. Ca empire en descente et je commence à (re)cogiter: est-ce que je vais pouvoir finir? Est-ce qu'il va me falloir (encore) abandonner? Ah les doutes! Je sais que l'abandon serait très dur pour le moral mais en même temps je veux éviter à tout prix la tendinite. A Curral das Freiras (km60, 9h09), je retrouve Cyril et lui fait part de mes soucis avec un "je continue mais je ne sais pas si j'irai au bout".


Au ravito de Curral das Freiras sous la caméra d'Ale. Photo: FB vibram

Mais dès que je repars, surprise, pendant les 30'' qu'ont duré mon ravito, l'inflammation s'est magiquement en partie estompée! En fait, j'ai sûrement paniqué suite à mes déconvenues de 2017 (2 DNS, 2 DNF). C'était peut-être aussi les signes d'un début de déshydratation puisqu'avec le froid j'ai trop peu bu. Bref, plus de peur que de mal puisque la douleur passera au fil des km.

Si la douleur s'est envolée, mes dernières forces se sont fait la malle avec. Dans la "montée de la mort" vers Pico Ruivo, je n'ai aucune force. Je m'arrête plusieurs fois, repars pour quelques pas, m'arrête encore. Pétard c'est long! Les derniers km en crête sont IN-TER-MI-NA-BLES. Ca n'en finira donc jamais! Je craque un peu au moral mais honnêtement c'est surtout les jambes qui me font défaut. Elles étaient prêtes à faire 10h de course, pas près du double! Si les gambettes ne veulent plus pousser, c'est la tête qui va devoir prendre le relais. Je continue à avancer bon an mal an mais il faut avouer que je vais subir toute cette "fin" de course.

Les gambettes fatiguées. Photo: FB de João M. Faria


Au Pico Ruivo (km70, 11h57), commence un long chemin de croix vers Pico de Areeiro. Ce passage est magnifiquement beau mais aussi magnifiquement dur. Ah ça c'est sûr, il faut aimer les escaliers! Et raides s'il vous plait! Et avec des grandes marches! Personnellement je n'en demandais pas tant! J'ai toutes les peines du monde à rejoindre Areeiro mais quel bonheur de retrouver là haut tout le team Blanchet, les sautillements de ma mère, les photos ratées de mon père, les cris de Jenny, le flot de paroles ininterrompu de mon frère et surtout, surtout, les sourires de mes petits neveux et leur banderole surprise "Gogogo Tatie Juliette". So cute!


Dis papa, c'est encore long? Photo: FB de João M. Faria

Ca me redonne un peu de force mais c'est de courte durée. Je me traine jusque Chão da Lagoa (km80, 13h35). Je suis faible, j'ai la tête qui tourne. En fait j'ai du mal à m'alimenter depuis quelque temps. J'ai commis plusieurs erreurs: ne pas assez me couvrir quand il faisait froid, ne pas assez manger solide en début de course. Je finirai la course au mental en m'alimentant peu, trop peu.

A Poiso (km90, 15h20), je retrouve les encouragements XXL du team Blanchet et le sourire avec. Merci mille fois! Vous étiez top! Arrivée à Portela (km99, 16h24), je sais qu'à partir de maintenant c'est roulant ("ça ne fait que descendre" comme dirait mon frère qui n'a jamais regardé le parcours...). Il y aura plusieurs petites bosses mais surtout plusieurs longues portions de plat où il va falloir courir. Surtout qu'on m'annonce que la 4ème féminine derrière est revenu à 3' de moi. Elle m'a repris plusieurs minutes cette dernière heure et si ça continue comme cela, elle va me doubler, c'est inévitable. Si ça arrive, soit, c'est le jeu de la course, mais je ne veux pas lui faciliter la tache. Alors je relance autant que je peux, quand je peux.

Le passage en balcon après Larano (km104, 17h11) est toujours aussi magnifique. On surplombe la mer, c'est impressionnant. Ce passage, je m'en souvenais bien mais il me fait toujours le même effet! Houahou! La partie suivante par contre est longue mais longue mais longue. Pas moche mais elle n'en finit pas. Surtout que j'ai toujours le stress d'être rejoint par la 4ème. D'ailleurs à un moment je crois qu'elle me rejoint, me mets sur le côté pour la laisser passer mais quel soulagement d'entendre une voix rauque masculine me dire "thank you"!

Finalement me voilà dans les rues de Machico, je me retourne une dernière fois mais pas de féminine en vue. Je franchis la ligne en 18h38, 3ème femme, 43/496 scratch (9%). Je laisse échapper un "putain, j'suis défoncée", capturée en direct par les caméras! Il vient du fond du coeur celui-là!


Soulagée! Photo: Roberta Orsenigo pour FB vibram


Evidemment en premier lieu je voudrais remercier la team Blanchet pour le soutien incroyable sur cette course. Ce podium, je vous le dois beaucoup! Obrigada obrigada obrigada! Merci également à ceux qui me soutiennent toute l'année: vibram, NaïtUp et Hammer Europe. Et évidemment merci aux organisateurs et bénévoles de nous permettre de vivre cette folle course, si raide mais si belle!

Pour finir, un grand bravo à Audrey que j'aurai essayé de rejoindre en vain pendant 18h! Et un énorme chapeau à Mimmi qui finit la bagatelle de 2h47 avant moi!!! Dingue!

Prochain RDV sur la Pastourelle avec le TTT.


dimanche 8 avril 2018

Défi de l'Olympe 2018 - La philosophie du poisson rouge

Allez, après un 80km tout plat (et trop fastoche :)), changement de décor (et de météo :)) ce week-end avec le défi de l'Olympe. C'est une course que j'avais déjà faite en 2016, à l'époque déjà pour préparer le MIUT. C'est qu'un petit 7000+ m'attend dans 3 semaines, il serait peut-être temps de brancher la friteuse à mollets! Cette course est aussi simple que débile: il s'agit effectuer le plus de montées (520m D+ en 4km) entre Brides-les-bains et les Allues en 6h de temps, seuls les temps de montée comptant et la descente se faisant en téléphérique. A quoi bon me direz vous? Bonne question!

[voir la trace sur tracedetrail]

10h à Brides-les-bains, c'est parti pour 6h de mollets au court bouillon. La course part à une vitesse intenable pour moi. Il faut dire que le speaker a maintes fois répété qu'il fallait partir à fond sur les 300 premiers mètres pour ne pas être coincé au premier rétrécisement. Ca double de toute part, ça bouscule un peu, mais je me dis pas de panique, laisse les partir tout ces poulets qui vont se cramer! :)

Evidemment je regrette quelques minutes plus tard alors qu'effectivement, ça bouchonne dans un tunnel. On est carrément arrêté quelques minutes sur place. Mais peu importe, c'est une course de prépa et l'objectif aujourd'hui est surtout de faire la course la plus régulière possible, avec les 7 montées en ligne de mire puisque c'est déjà ce que j'avais fait (de justesse) il y a 3 ans.


Pas bien vaillante en haut de la 1ère montée. Photo: Méribel toursime

J'ai beau l'avoir fait 7 fois déjà, j'ai une mémoire de poisson rouge et je redécouvre à chaque pas cette montée ("ah c'est vrai, y avait ça aussi"). Il ne manque que la souris morte au bord du chemin pour un remake parfait! Ce qui n'a pas changé par contre, c'est qu'elle est toujours aussi ludique: alternance de petites bosses, faux-plat, longues montées, relances, il y en a pour tous les gouts. Enfin surtout pour les grimpeurs évidemment! C'est ludique mais ça ne m'empêche pas de souffrir: les mollets qui brulent, le bas du dos qui tire. Je n'ai pas pris les batons contrairement à 99% des coureurs. C'est peut-être une erreur mais le but est bien de préparer le MIUT que je ferai sans baton (comme toutes mes courses depuis 4 ans en fait mais cette année je vais essayer de me soigner).

Arrivée au haut du téléphérique, je saute dans les oeufs et 9' plus tard je suis de nouveau sur la ligne de départ. Et maintenant qu'est ce qu'on fait? Eh ben on recommence! La philosophie du poisson rouge!

Les montées se succèdent et chaque fois je redécouvre des choses. Ca a quand même un avantage d'être un poisson rouge! Côté physique bizarrement ça va beaucoup mieux. Le diesel avait sûrement besoin de chauffer. J'ai pris mon rythme de croisière et je suis contente de voir que je suis régulière.


C'est reparti pour un tour! Photo: Caro Le Bihan


Dans le 6ème tour d'aquarium, je double une féminine que je zieutais depuis un moment. Alors que je la passe, elle me demande si je pense qu'on peut en faire 7. D'après mes calculs pas savants du tout, ça va être chaud mais je lui dit qu'il faut tenter. Tant que le manège tourne, je tourne!

7ème et dernier tour d'aquarium donc, je pousse bien sur les gambettes et garde le rythme des tours précédents. Je franchis la ligne contente d'avoir rempli le double contrat moral avec moi-même: faire 7 montées et être régulière. Je finis 6ème femme en 4h41 (62/229 scratch, 27%), avec chaque montée entre 39 et 41'. C'est au final 1 petite minute de moins qu'il y a 3 ans mais la prestation me semble plus intéressante: plus régulière d'abord, et elle clôt une semaine intense comme je n'en avais jamais fait (la patte du coach). Ca me donne du baume au coeur pour la suite (et des piranhas dans les mollets).

Merci aux organisateurs pour leur invitation. Merci à ceux qui permettent au poisson rouge de tourner: vibram, NaïtUp et le p'tit nouveau, Hammer Europe pour la nutrition (j'ai consommé sur la course 1 paquet de perpetuem mélangé à 125ml d'eau, 3 gels et 3 litres de boisson 1/3 jus de raisin-2/3 eau).

Prochain RDV sur le MIUT pour le 1er ultra de la saison!

samedi 17 mars 2018

Ecotrail de Paris 2018 - Trop fastoche! :)

Cet Ecotrail de Paris, avec ses 1500m+ pour 80km, on ne peut pas dire que j'en ai rêvé toute ma vie. Mais il faut sortir de sa zone de confort et courir un trail roulant ne pourra pas faire de mal au diesel que je suis. 80km pour dérouiller la foulée et se forcer à tenir un rythme soutenu sur un terrain facile... (hum hum) Et puis cette course, c'est aussi l'occas de jouer pour le club le classement TTN long. Il manquait une fille pour compléter l'équipe. Le prez m'a eu, j'ai craqué... comme souvent en fait!

Au départ avec Nono et le prez du TTT. Tom s'est déjà perdu! :) Photo: François Giraud


 [voir la trace sur tracedetrail]

La météo annonce un refroidissement avec des températures de l'ordre de 6°C et quelques mm de pluie répartis sur la journée. Je décide de partir en short, booster, tshirt, coupe vent sans manche et veste de pluie que je mettrai s'il pleut. Alors que je quitte le domicile familial et qu'il pleut des cordes, je commence à me demander si la météo ne serait pas un peu plantée quand même... Finalement au départ à St Quentin il caille sévère mais il ne pleut pas. Allez, avec un peu de chance, on va passer entre les gouttes... (hum)

Le départ est donné, ça part vite évidemment mais peu importe, je me mets dans ma bulle. J'ai la musique sur les oreilles -du classique comme d'habitude que je trouve particulièrement adapté à la pureté de la course à pied et des paysages. Enfin côté paysages, avec cette traversée de la banlieue parisienne, aujourd'hui un bon gros rap aurait peut-être été plus adapté!! :D


Peu départ le départ avec Benoit devant moi. Photo: wondertrail


Mais soyons honnête, les 60 1ers km sont finalement assez nature et on quitte peu la forêt. Mon espoir de passer entre les gouttes est vite évaporé: il neige à gros flocons, le sol commence à blanchir. Heuh, on n'avait pas parlé de 6°C??? J'ai froid aux jambes, aux mains, au visage. Et le scénario se répète encore et encore: de la neige, des sols boueux, du froid. Heureusement les sentiers sont finalement assez sympa avec des petites bosses qui cassent la monotonie. Finalement si la météo était plus clémente, je pourrais presque y prendre du plaisir. C'est grave docteur??

Le vent se lève et le froid s'accentue alors que le sol devient un vrai carnage de boue. Les appuis sont glissants, c'est la vraie galère pour avancer. Certaines descentes se font en mode ski-boue. Eh oh on n'avait pas parlé d'un trail roulant? Le prez m'aurait menti?!

Au ravito de Meudon je retrouve mon père, enfin le glaçon de mon père. Il avait peur de me rater, il attend depuis 1h dans le froid, la neige et le vent. Le pauvre! L'assistance aujourd'hui, c'est vraiment pas un cadeau! Surtout que c'est un ravito express: 1h d'attente dans un frigo pour me voir 30''... Quand j'y pense j'ai honte ! (mais je le referai)

La boue, le froid, la neige continuent. Décidément l'Ecotrail de Paris c'est vraiment trop fastoche! Je commence à claquer des dents. 6h dans ces conditions, on y laisse un paquet de plumes! Je n'arrive plus à boire, l'eau de mes flasques est trop froide. Mes doigts gelés n'arrivent pas non plus à attraper les gels que j'ai dans ma poche. Je suis en mode survie.

Au parc St Cloud je retrouve le glaçon de mon père. Et hop, une nouvelle heure d'attente dans le congélo! Ravito express dans la voiture garée à l'entrée du ravito (bien vu papa!) et c'est reparti. Les 10km qui restent sont évidemment les moins sympas. On a définitivement quitté la forêt pour le bitume et les pots d'échappement. J'attends la tour Eiffel avec impatience! Qu'on en finisse!

Ah enfin le voilà le gros cailloux métallique! Dernière floppée de marches que j'avale aussi vite que possible. je franchis la ligne d'arrivée: 8h33, 6ème femme (125/1737, 7% scratch).

Au final je suis contente de ma course avec un chrono pas dégueux pour un diesel en reprise et surtout une course régulière. Sur le tracé en lui même, j'ai été agréablement surprise. Les chemins sont assez sympa et moins monotones que ce à quoi je m'attendais. Peut-être aussi que les conditions difficiles en sont pour quelques choses: j'aime la bagarre (mon frère confirmera!) et me battre contre les éléments m'a peut-être bien plu même si j'ai intérieurement beaucoup rouspété. C'est la contradiction des traileurs: on se plaint beaucoup mais on aime ça et on y retourne! :)

Merci à NaïtUp pour le dossard et les belles nuits en perspective! Merci à vibram pour leur soutien et leur amitié! Merci à Benoit pour le briefing aux petits oignons! Merci à mon père d'avoir tenu dans le congélo. On remet ça bientôt à Madère? ;)

Prochain RDV au défi de l'Olympe pour une bonne session de D+!



dimanche 18 février 2018

Gruissan Phoebus Trail 2018 - I'm back (enfin bientôt)

Retour sur le Gruissan Phoebus Trail pour la 3ème année consécutive. Ce n'est pas dans mes habitudes de refaire les mêmes courses mais il faut avouer que celle-ci est idéalement située pour une reprise. Mais surtout c'est l'occasion de la première manche TTN long et donc l'occasion de mouiller un peu le maillot pour mon loving club.

Dans l'absolu, avec ses 50km et 1500+, cette course ne devrait pas spécialement me faire peur. Mais voilà, cette année n'est pas une année comme les autres puisque je n'ai repris le sport que depuis 2 mois après 3 mois d'abstinence forcée suite à ma blessure au genou sur l'UTMB. Et encore, seulement en mode allégé: si je compare le mois de janvier à celui de l'an dernier, c'est deux fois moins de volume de sport. Pire, je n'ai pas fait d'entrainement de plus de 2h depuis août dernier! Sur la ligne de départ, je n'en mêle donc pas large: "vais-je réussir à finir? Est-ce que le genou va tenir?" Allez cocotte, t'as survécu à 3 mois sans sport, tu vas bien survivre à quelques heures de casse de fibre!

Le départ est donné et évidemment je me fais doubler de toute part. "Surtout ne pas tomber surtout ne pas tomber". Ah ça, il m'a marqué ce foutu UTMB 2017! J'essaie de prendre mon rythme sans m'occuper des autres. Il y a quelques coureurs qui me doublent, j'en double d'autres, mais peu importe, je n'essaie jamais de suivre quiconque. Si je ne veux pas couler une bielle en route, ma seule option est de courir à mon rythme, dans ma bulle, comme s'il n'y avait personne d'autre. Aujourd'hui j'ai les pneus crevés mais on peut bien rouler sur les jantes non?

Après un temps qui me parait long, je regarde ma montre et m'aperçois avec effroi que je ne cours que depuis 1h. Eh ben ma cocotte, elle va être longue cette course! Non pas que le tracé soit monotone, au contraire, c'est beaucoup de monotraces joueurs, caillouteux à souhait, avec de très belles vues sur la mer et les Pyrénées enneigées. Mais je n'ai plus l'habitude de courir longtemps et 1h me parait déjà un ultra! L'endurance, ça se travaille aussi dans la tête!

Si j'avais moins mal aux jambes, je pourrais presque trouver ça beau :) Photo: Boris Loridan

Après 2h30 de course, les gambettes sont déjà gorgées de lactate. Il faut dire que j'ai dépassé mon record de course des 5 derniers mois. J'en suis à moins de la moitié de course, oh my god, ça va être long cette histoire!

Après le premier ravito, le tracé devient encore plus joueur avec de belles petites bosses et des passages techniques. Je tiens au moral plus qu'au physique: les gambettes tétanisent dans les descentes, surtout la gambette gauche qu'inconsciemment j'ai du économiser depuis ma reprise. Je suis au bord de la crampe à chaque pas. J'étais plus fraiche à l'arrivée de la diag'!

La foulée légère et le grand sourire. Non, ah bon? Photo: Bernard Chenot

Dernière petite bosse passée, quelques minutes de plat qui me paraissent des heures et voilà l'arche tant espérée! Quel soulagement d'en finir! La perf est médiocre: 5h34, 9ème femme, 126/324 (39% scratch)... Houah ça fait mal au moral quand même. Malgré tout, la satisfaction est là: je suis de retour au trail et le genou n'a pas couiné! Et ça c'est quand même la plus belle des médailles! I'm back, I'M BACK!!! Bon bien sûr I'm back très lentement mais je vais y travailler! ;)

Prochain RDV sur le Ceven'trail pour une nouvelle séance de casse de fibres!


mercredi 17 janvier 2018

Demandez le programme - 2018

Elle s'annonce plutôt sympa cette nouvelle saison! Sur le papier du moins!
Allez hop hop hop, on se remotive après les déconvenues de fin de saison 2017! Les années paires me réussissent toujours mieux ;)

Photo: Klaus Dell'Orto

- 18/02 Gruissan Phoebus Trail 50km 1500+ → 9ème femme (39% scratch) [récit]
- 17/03 Ecotrail de Paris 80km 1500+ → 6ème femme (7% scratch) [récit]
- 08/04 Défi de l'Olympe 6h de D+ (25km 3600+ 0-) → 6ème femme (27% scratch) [récit]
- 28/04 MIUT 115km 7200+ →  3ème femme (9% scratch) [récit]
- 19/05 Pastourelle 53km 2500+ →  3ème femme (7% scratch) [récit]
- 09/06 6666 occitane 120km 7000+  →  1ère femme (4% scratch) [récit]
- 14/07 Championnat de France 68km 4900+  →  9ème femme (38% scratch) [récit]
- 28/07 GGUT 110km 6600+ →  2ème femme (7% scratch) [pas de récit: vacances :)]
- 31/08 UTMB 170km 10000+ →  6ème femme (2.5% scratch) [récit]
- 07/10 Trail des Glières 61km 4100+ →  1er duo mixte (13% scratch) [pas de récit]
- 17/10 Grand raid de la Réunion 167km 9600+ →  2ème femme (0.9% scratch) [récit
- 01/12 Saintélyon 81km 2100+ (moi 32km 1000+) →  1er relais mixte (5% scratch) [pas de récit]

Soit un total de 1050km et 59 500m+ en compétition! Et 0 ampoule! :)

vendredi 1 septembre 2017

UTMB 2017 - Badaboum!

Me voilà de retour sur l'UTMB pour la troisième fois. Moi qui avais l'habitude de dire que je n'aimais pas refaire les mêmes courses... Il faut croire que je l'aime celle-là! J'ai un peu de pression cette année car je sais que faire mieux qu'en 2016 sera difficile - au moins au niveau du classement. Pourtant je suis assez confiante car j'ai fait une très bonne prépa et je trouve les gambettes particulièrement affutées cette année. La météo ne s'annonce pas terrible, si bien que le parcours est très légèrement raboté du col des pyramides et de la tête au vent mais l'essentiel est bien de faire le tour du gros caillou! (NDLR: pour ceux qui en auront l'occasion...)




Le départ de l'UTMB est toujours quelque chose d'extraordinaire. Il y a une foule impressionnante, ça crie, ça tape, franchement cette course je la fais sûrement plus pour les 10 minutes avant le départ que pour la descente sur la Fouly! On se croirait tous des champions du monde!

Direction le départ avec les copains du team (Gedi, Yulia et Nic). Photo: Christophe Angot pour photosports.

Comme toujours Ludo fait monter l'ambiance. La musique de Vangelis retentit. C'est la 3ème fois et pourtant ça me fait toujours autant de frissons! 5-4-3-2-1 c'est parti!

Je suis dans les 1ères lignes et dès le départ je suis bousculée. Dis-donc il y en a derrière qui sont sacrément excités. Juste devant moi je vois un concurrent qui filme la foule en courant sans même regarder devant lui. Je me dis qu'il est inconscient vu la densité de coureurs. Et à ce moment là... Badaboum!!! Je n'ai rien compris mais j'ai été retournée comme une crêpe. Atterrissage violent les deux genoux sur le bitume. Je n'ai rien vu mais quelque chose (bâton?) m'a attrapé le pied droit par derrière. Le croche-patte parfait au moment parfait. La chute est violente car je n'ai même pas le temps de mettre mes mains devant pour amortir. Tellement violente que ça me résonne jusque dans la tête et que dans un 1er temps je crois que c'est la tête qui a tapé. Je suis sonnée, je ne comprends rien. Un spectateur me relève et me dis qu'il ne faut pas rester là. Merci à lui!

Je repars donc mais d'emblée j'ai mal. Dans un 1er temps c'est surtout au genou droit, sur la rotule, et dans une moindre mesure au genou gauche, un peu latéralement. Je me dis que ce n'est peut-être qu'un bleu et que ça va passer. Seulement la douleur au genou gauche augmente et ce n'est pas bon signe. Pourtant je cours bien et arrive aux Houches sans même m'en rendre compte. Moi qui d'habitude souffre sur le plat, j'ai la satisfaction de voir que j'ai bien progressé cette année là dessus.

Dans la montée au Délevret j'appelle Cyril pour lui dire que j'aurai besoin d'une bombe de glace aux Contamines. Je le rassure en lui disant "ce n'est rien ce n'est qu'un bleu". Politique de l'Autruche car je vois bien que courir est de plus en plus douloureux. Notamment dans la descente sur St Gervais où plusieurs concurrents me doublent alors que c'est normalement mon point fort.

A St Gervais la foule est impressionnante. Je tape dans quelques mains d'enfants, tente d'esquisser un sourire mais la tête est ailleurs "est-ce que c'est grave? est-ce que ça va tenir? P***** FAIT CH***!"

A St Gervais, quand je pouvais encore courir... Photo: Christophe Angot pour photosports. 
Quelques km plus tard, je rejoins Nic aux Contamines pour le 1er point d'assistance. Pendant que je me plains (et maudis le coureur inconnu qui m'a fauchée...), Nic me bombe généreusement de froid, échange mes flasques, me remplit mes poches. Tout ça en quelques secondes chrono et sans rien dire. Puis "allez c'est bon tu peux repartir". L'assistance digne d'une formule 1, malheureusement aujourd'hui pour des pneus crevés! Je repars en me disant qu'il faut que je sois à la hauteur. Allez petite, ça va aller, arrête d'y penser, sois positive!

Surtout que la bombe de froid fait son effet et pour la 1ère fois j'ai moins mal. A Notre Dame de la Gorge, je vois Cyril et mes beaux parents et leur dis "ça va beaucoup mieux, apportez la bombe à Courmayeur". Que je n'atteindrai en fait jamais...

A Notre Dame. Photo: Christophe Angot pour photosports. 

C'est à Notre Dame que les choses sérieuses commencent avec une montée de 1250m en 10km. La montée se passe plutôt bien puisqu'il s'agit de marcher et à la marche les genoux me font moins mal. Il fait très froid en haut mais je suis parfaitement équipée (Tshirt manches courtes ceramiq, coupe vent sans manche et veste crazy). Je n'ai pas du tout froid alors que les coureurs autour de moi grelottent. Avoir un bon équipement fera clairement la différence aujourd'hui!

Dans la descente qui suit, je douille. L'effet de la bombe de froid a disparu depuis longtemps. J'ai mal au genou, surtout le gauche que je plie de plus en plus difficilement. Mais en fait le plus douloureux c'est le pipi! S'agenouiller devient impossible alors je fais pipi debout... avec une réussite mitigée... au moins ça réchauffe les jambes! :)

Aux Chapieux je me demande pour la 1ère fois si je ne devrais pas m'arrêter là. Mais rentrer à Chamonix d'ici va être tellement long que je me convaincs de rejoindre Courmayeur. Et puis mon beau-père doit m'y retrouver et il rêvait tellement de prendre le tunnel, je ne peux décemment pas lui faire ça! ;) Sans compter que Mel et Math sont là pour m'encourager. Mel fait même quelques pas avec moi (oui je sais c'est interdit...), ça me rebooste.

J'ai beaucoup de mal dans la première partie de la montée du col de la Seigne car il faut courir, puis la pente augmentant je marche et c'est déjà moins douloureux. Mais la descente suivante est impossible. Désormais je ne peux plus plier le genou gauche, si bien que je tape dans beaucoup de cailloux, perds l'équilibre et dois plier la jambe pour me rétablir. Aïe PU***** de M****! Je vois le ravito du lac Combal en contre bas. Je ne peux plus courir, je marche jambe tendue, j'ai très mal. En arrivant au ravito mes premiers mots sont "comment on fait pour abandonner?".

Donc voilà DNF ("did not finish") sur l'UTMB. C'est une énorme déception d'abord parce que j'étais particulièrement en forme et cette course était ouverte. Je m'étais préparée pour un 100 miles, ma course a duré 100 mètres! Ensuite parce que j'ai le sentiment qu'on m'a volé ma course. Cette chute n'est pas de ma faute, je ne peux en vouloir qu'au coureur qui m'a attrapé le pied (et sans s'arrêter ensuite d'ailleurs....). Pourtant dans la tête je suis bizarrement moins déçue qu'à la Transgrancanaria. Course que j'avais finie mais dans un état pitoyable et je ne pouvais m'en prendre qu'à moi-même, je n'avais pas su me préparer. Comme je n'aime pas mal faire les choses, je m'en suis beaucoup voulu. Là finalement je trouve ça plus facile d'en vouloir à qqun d'autre qu'en vouloir à soi!

Le soucis de mon genou est donc un épanchement de synovie suite au choc. A J+5 je ne peux toujours pas plier le genou plus qu'à angle droit. Alors je prends mon mal en patience. Avant de repartir surmotivée pour la diag'!

Quoi qu'il en soit, mille merci aux milliers de spectateurs qui nous ont encouragés sur le chemin. Si vous saviez comme ça fait du bien au moral! Merci au team vibram pour les si bons moments partagés, à Nic et Jérôme pour l'assistance et le réconfort. Vous êtes une team de rêve! Evidemment et comme toujours, merci à ceux qui me soutiennent avec ou sans genoux: vibramisostar, trailstoreTente Hussarde NaïtUp.

Prochain RDV... lorsque le genou sera de nouveau d'attaque!

samedi 22 juillet 2017

Grossglockner Ultra Trail - le tour du gros caillou (sans le voir)

Après l'Espagne (Transgrancanaria) et l'Italie (Lavaredo), me voilà en Autriche pour le Grossglockner Ultra Trail. J'ai l'énorme chance cette année de voyager par le trail alors j'en profite! (merci Gedi pour l'invitation) Mes deux dernières prestations aux Canaries et dans les Dolos n'étaient pas folichonnes alors j'espère pouvoir me rattraper aujourd'hui. Pour la confiance d'abord, puisque c'est ma dernière course avant l'UTMB, et pour les organisateurs ensuite pour les remercier de leur accueil 4* et même plus (danke viel mal Kaprunerhof hotel! Das war einfach perfekt!). Le tracé du jour est simple: juste un petit tour du gros caillou autrichien. Quand même 110km et 6500+...



On est un peu plus de 300 à 23h à Kaprun sur la ligne de départ. Je suis en première ligne -privilièges des invités- et évidemment je me fais pas mal doubler sur les premières minutes. La première partie jusqu'au ravito de Ferleiten (km22) ressemble beaucoup au début de l'UTMB jusqu'au Contamines: une bosse, des chemins plutôt larges (malgré quelques singles) et du faux plat montant. Pas extraordinaire comme début de course mais c'est un bon entrainement pour l'UTMB. J'arrive au ravito avec deux féminines. Depuis le début, je n'arrête pas de me dire qu'on part trop vite sachant ce qu'il nous reste mais les filles sont surmotivées et je ne veux pas les laisser partir. Alors je sers les dents... et prie pour que ça lache! ;) Je repars juste avant elles après un ravito Formule 1 orchestré par Cyril.

5km plus loin, c'est là que les choses sérieuses commencent avec une montée bien raide jusqu'au U. Pfandlscharte (km35). J'apprécie de pouvoir marcher sans en avoir mauvaise conscience. Le parcours est devenu bien plus joueur, avec beaucoup de singles et une longue traversée de glacier où je m'amuse comme une enfant. Tout ça en débardeur à 2500m en pleine nuit et sans avoir froid! Inquiétant le réchauffement climatique mais en égoïstement agréable...

Ravito express à Glocknerhaus (remplissage des flasques en cranberry, km38) et j'attaque la montée jusqu'au Pfortscharte, point culminant de la course (2800m). Le jour se lève et je m'aperçois que la météo qui annonçait grand beau temps aujourd'hui semble s'être bien trompée puisque c'est tout bouché. Dommage de ne pas pouvoir voir les sommets car ça a l'air merveilleux. Peu de temps après, la pluie s'en mêle. Ca ne durera qu'une petite heure, mais assez pour bien refroidir mes ardeurs.

Est-ce le froid, l'excès de sucre ou autre? Peu après j'attrape des brûlures d'estomac. C'est un problème assez récurrent chez moi mais ce n'est que la 2ème fois que ça m'arrive en course. Un maalox, un smecta, un bouillon, du salé, j'entreprends l'extinction du feu intérieur. Les deux heures suivantes sont douloureuses, j'arrive à peine à courir en descente (remous) et surtout je ne m'alimente plus.

J'arrive à Kals (km60) où je retrouve Cyril mais avant même de lui dire bonjour je fonce vers la dame au bouillon. Tu permets mais là tout de suite y a des choses plus intéressantes que toi! ;) Recharge en barres et boisson, en espérant que je puisse bientôt me ré-alimenter (mais il est vrai que cela semble aller mieux).

Les 10km suivants sont hyper roulants, dans une vallée bucolique mais un peu monotone à mon goût. C'est pas dur, c'est tout droit le long de la rivière. La vallée en elle même est belle mais je ne prends pas de plaisir et la sanction est immédiate: quand je ne m'amuse pas, je n'y arrive pas. Donc c'est plat mais je marche souvent. Je me fais doubler par 2-3 coureurs mais j'ai beau essayer, je ne peux pas à les suivre. C'est dans la tête que ça se joue mais aussi dans les jambes. Car depuis Kals j'ai une dalle d'enfer. Maintenant que l'estomac a repris du service, il proteste violemment d'avoir été à la diète forcée pendant plusieurs heures. J'ai rapidement terminé toutes les barres que j'avais prévues sur cette portion. J'attaque la montée de Kalser Tauern (km78) avec les poches aussi vides que les gambettes. Cette montée est un long chemin de croix. C'est raide et je n'ai pas d'énergie. Je m'arrête plusieurs fois. Atteindre le sommet est une délivrance comme j'en ai rarement connue.

Je retrouve Cyril peu après au ravito de Rudolfshütte. Je repars avec le double de ce que j'avais prévu mais il faut bien nourri l'ogre qui est en moi! On bascule sur la partie que je trouve la plus grandiose. C'est mega sauvage dans un enchevêtrement indescriptible de rochers à travers lesquels le sentier serpente. Avec le lac en contrebas et le glacier juste au dessus, c'est juste hallucinant de beauté, même si malheureusement la chape de nuage nous empêche de voir les sommets.

Les gambettes de Juliette. Si si! Photo: sportograf.com
J'arrive à Kaprunertörl (km85), dernier sommet du jour. A partir de maintenant il suffit de descendre... pendant 25km quand même! On bascule vers le très joli Stausee (km90), ça je connais puisque j'y étais la veille. C'est marrant mais la descente m'avait paru plus facile la veille. Enfin il faut dire que j'étais en bus!

La descente jusque Kesselfallhaus (km102) est roulante mais assez joueur et je m'amuse. C'est fou à quel point j'ai retrouvé des forces depuis Rudolfshütte. Quand je pense à mon état de fatigue avancé quelques heures plus tôt, je me dis qu'il ne faut jamais baisser les bras en ultra! Je double beaucoup de monde sur la descente, mais malheureusement ce ne sont que des coureurs du 50km qu'on a rejoint depuis quelque temps. C'est à la fois fatiguant ("vorsicht", "bitte", "achtung", "bitte", "vorsicht" etc) et motivant.

Après Kesselfallhaus c'est un peu plus monotone mais il faut bien rentrer n'est ce pas? Je mets mes dernières forces dans les derniers km. Je franchis la ligne après 17h27, 1ère femme (10/150 scratch, 7%). Très contente de ma course après un petit passage délicat à mi-course. Mais il faut bien quelques petits grains de sable pour pimenter l'aventure!

Les gambettes à l'arrivée. Photo: Cyril Pérot 

Vielen dank aux organisateurs pour leur invitation et leur accueil XXL. Je ne connaissais pas les Alpes autrichiennes et je n'ai pas été déçue. Les paysages sont déments, je suis extrêmement contente d'avoir couru au milieu de ces décors majestueux. Malheureusement la météo m'a empêchée de voir le sommet du gros caillou alors je crois bien qu'il va falloir que je revienne! Les organisateurs si vous repassez par là... ;) Evidemment et comme toujours, merci à ceux qui me soutiennent avec ou sans victoire: vibramisostar, trailstore, Tente Hussarde NaïtUp.

Prochain RDV sur l'UTMB pour un autre tour de gros caillou!